CENTRE ENACT'AUM – YOGA A BREST

A PROPOS

PRESENTATION DU CENTRE ENACT’AUM

I. L’esprit du centre

“Enact’Aum” est un néologisme composé de la contraction du mot “Enaction” et du “Aum”.
– Enaction est un terme issu des travaux en sciences cognitives de Francisco Varela sur l’émergence et l’auto-organisation dans les systèmes. Il signifie présence pure, action incarnée.

– “Aum” est la vibration inhérente à toute vie manifestée.

L’idée étant de se relier à cette vibration de la vie en soi, puis d’agir en harmonie avec celle-ci dans sa vie quotidienne.

Le centre Enact’Aum a donc pour objet le développement humain intégral, l’être et la conscience incarnée en évolution ou encore la conscience en action et l’action en conscience (kriya).
C’est dire que son intention dépasse le bien-être ou le mieux être, même si cet aspect est important, pour s’inscrire dans un cheminement vers le Soi, notre réalité profonde.

Les moyens principaux utilisés pour oeuvrer dans ce sens sont les suivants :
– enseignement du yoga (hatha-yoga, yoga du son, danse énactive…) ;
– transmission des expériences et connaissances yogiques et de leurs applications sous forme de stages, séminaires, expositions, voyages organisés pour approfondir les pratiques ;
– accompagnements individuels par le yoga ;
– accompagnements psychologiques, sophrologiques et sonothérapeutiques ;
– soutiens partenariaux liés à ces domaines.

II. Les intervenants

1) SEVERINE DIERRE

Musicienne et danseuse (classique) amateure, pratiquante d’arts martiaux, le constat que ses études universitaires en psychologie et neurpsychologie occultent la dimension corporelle de l’humain et son importance dans et sur le psychisme, entre en friction avec son vécu.
La question du corps et de la conscience incarnée la dirige, en 2004-2005, à Montpellier en Master 2 professionnel de psychologie clinique et psychopathologie du sujet sportif (Université Paul Valéry), où cette question est explorée sous des angles théoriques et pratiques différents et complémentaires.
Ses recherches et expériences la mènent à entrer en formation continue desophrologie, durant 2 ans, à l’EFS de Montpellier. De là, elle développe un dispositif d’accompagnement sophro-psychologique et travaille notamment avec des athlètes au Comité Olympique Régional Handisport sur l”intégration des prothèses au schéma corporel.

Au cours de ses 9 années vécues à Tahiti, elle s’investit dans la danse tahitienne au conservatoire, qui lui apporte un éveil particulier sur la question de l’accueil de soi, de l’amour de soi et du don d’amour dans l’expression du mouvement. Puis elle reprend la danse classique et rencontre la danse contemporaine.
Un sentiment de rébellion vis-à-vis de tout mouvement imposé la conduit à arrêter toute pratique “institutionnalisée”. Elle développe par et pour elle-même une approche énactive de la danse, où la place est laissée à l’écoute, au sentir, à un état d’ouverture menant au mouvement intuitif, spontané, libre, qui jaillit d’un espace où quelque chose en soi sait et guide.
Cette façon de vivre la danse la pousse à aller à la source : le Yoga.

En formation intensive de professeur de hatha yoga à Ashram Yoga en Nouvelle-Zélande en mai 2013, elle découvre sa voix et sa voie, à travers les kirtans et méditations chantées. Poussée par ses formateurs, elle décide alors de pratiquer le yoga du son et de se former au nada yoga ainsi qu’ à l’aspect thérapeutique des vibrations (Institut Medson), tout en achevant une formation continue de 3 ans (2013-2016) de professeur de yoga au Centre Bija yoga (Leuhan – 29).

Opérée du dos en 2015 à son retour de Polynésie, c’est avec le hatha yoga qu’elle s’engage dans son auto-rééducation qui lui demande de transformer radicalement la relation à son corps abîmé, limité et d’instaurer une réelle alliance. Elle met en pratique les yoga sutras de Patanjali pour s’établir dans cette position de Témoin Neutre et dans un accueil inconditionnel du moment présent, en sortant des références au passé – source de frustration par comparaison, par attachement, par refus ou rejet de la perte… Dans l’acceptation et l’abandon à ce qui est, par l’action conjuguée du souffle et de l’esprit, le Prânâ circule et transforme…
Forte de cette expérience, c’est avec cette attention particulière qu’elle transmet aux élèves l’importance du respect du corps dans ses limitations du moment et la pratique des asanas en toute sécurité.

Guidée vers le Kriya yoga, défini par Patanjali comme la pratique conjuguée de la trinité “Tapas (purification et pratique intense, soutenue, continue)– Svâdhyâya (étude de soi) – Ishvara pranidhâna (abandon au Soi, à l’Un, à l’Etre Suprême)”, c’est là qu’elle y trouve non seulement les réponses à ses questions mais aussi de nombreuses confirmations.
Ayant reçu la première et seconde initiation au Kriya Yoga de Babaji l’engageant dans cette pratique journalière de transformation du quotidien en Yoga, elle s’est formée (2017-2018) au Québec avec Satchitananda Marshall Govindan et Durga Ahlund pour transmettre le joyau qu’est le Kriya Yoga, un yoga particulièrement adapté aux besoins de notre époque.

Le centre Enact’Aum est une EIRL créée et portée par Séverine Dierre. Ce statut lui permet de mettre en oeuvre dans ce même lieu ses différentes compétences afin de les dispenser auprès du public.

Ce lieu accueille aussi d’autres intervenants aux profils et compétences complémentaires, permettant de mettre en place des enseignements thématiques variés.

2) Les intervenants partenaires

FRANCOIS DEBAS – CONTEUR

” Je pratique le conte traditionnel depuis 11 ans. Je me suis d’abord formé sur les techniques narratives et la symbolique auprès d’autres conteurs (Ralph Nataf, Michel Hindenoch, Catherine Zarcate), puis j’ai ressenti le besoin d’approfondir la dimension anthropologique du conte, pour apprendre dans quelles conditions ces histoires étaient transmises dans les sociétés d’oralité, quelles étaient leurs fonctions, et qu’est-ce qui distinguait un mythe d’une légende, d’une épopée ou d’un conte. J’ai alors suivi la formation longue du Centre Méditerranéen de Littérature Orale, dans le sud de la France, qui m’a apporté pendant 3 ans une flopée de réponses – et, plus précieux encore, de nouvelles questions…
Depuis, j’utilise le conte comme un sésame, qui m’ouvre sans cesse de nouvelles portes : portes taguées des troquets, portes vitrées des bibliothèques, halls d’écoles, rideaux des théâtres ou portes anonymes de salons et de jardins privés. Pour moi, le conte, c’est d’abord une formidable façon de voyager sur place, de rencontrer des gens et de s’embarquer tout de suite dans un autre espace, symbolique, immatériel, brumeux, intérieur…

Il y a trois ans, j’ai ajouté à ma pratique celle de l’improvisation, et il m’arrive maintenant de jouer à inventer des histoires avec l’auditoire, en rebondissant sur leurs mots, en se lançant des défis. Là, le rêve est moins profond, c’est le côté ludique qui passe devant.
Côté transmission, j’emprunte souvent des jeux au théâtre d’improvisation pour favoriser le lâcher-prise lorsque j’anime des ateliers conte.

L’atelier d’initiation :
Je propose une initiation à l’art de la narration orale, principalement grâce au répertoire de contes traditionnels, mythes, légendes… Il ne s’agira pas d’apprendre un texte par cœur mais de s’entraîner à raconter avec ses propres mots, en cultivant une parole personnelle, à l’écoute des réactions de l’auditoire.

Dans un climat de bienveillance (pour les autres et pour soi-même !), on s’exercera par des jeux et des explorations sensibles à mémoriser la structure d’une histoire, à voyager dans son imaginaire, à organiser un récit, à ciseler des métaphores… et, bien sûr, à apprivoiser les multiples émotions qui peuvent surgir en nous lorsqu’on assume de parler devant un auditoire…

L’atelier d’approfondissement :
Ouvert à celles et ceux qui ont déjà les bases de l’art du conte, quels que soient leur expérience et leur « niveau ». Nous devrons juste vérifier que nous avons la même définition de cette pratique (raconter des histoires dont on connaît la trame mais sans écrire ou apprendre de texte). Nous partirons de racontées individuelles, et ferons des expériences et des jeux pour approfondir nos pratiques.

JUDITH VISIOLI – ATELIER FELDENKRAIS

La méthode Feldenkrais :

du nom de son inventeur Moshé Feldenkrais, elle permet de clarifier la conscience que nous avons de nous-même en mouvement : notre représentation de ce que nous faisons, nos habitudes, les options différentes qui peuvent s’offrir à nous.

Au cours d’une séance collective (Prise de Conscience par le Mouvement), chacun est amené à explorer à son rythme, et dans le respect de son propre confort, des mouvements de certaines parties du corps dans leurs relations aux autres parties, ou à des fonctions simples (comme se lever, s’asseoir, marcher…). Peu à peu, les mouvements deviennent possibles, puis faciles et agréables ; le sens du mouvement est affiné, et la perception de l’ensemble de soi-même s’éclaircit.

La Méthode Feldenkrais s’adresse à toute personne intéressée par le mouvement ou cherchant un mieux-être au quotidien.

Pour cette pratique, il est conseillé de venir avec des vêtements chauds et confortables.

Judith Visioli, diplômée de la formation professionnelle pour la Méthode Feldenkrais, dispense des séances collectives et individuelles à Brest.
Atelier proposé à Enact’Aum, le mercredi de 18h à 19h.